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Le surf féminin a connu en deux décennies une mutation spectaculaire : passage de circuits sous-dotés à la parité totale des prize money WSL en 2019, première apparition olympique à Tokyo 2020, performances big wave qui rivalisent avec celles des hommes à Nazaré, et émergence d’une génération Z déjà installée dans le top mondial. De Lisa Andersen aux teen riders qui dominent Pipeline aujourd’hui, voici les meilleures surfeuses au monde en 2026 : palmarès, légendes, nouvelle génération, références françaises et reines des vagues XXL.

Magazine de surf feminin vintage et trophee de competition

Sommaire

Les légendes : 5 surfeuses qui ont marqué l’histoire

Avant la génération actuelle, une poignée de pionnières a structuré le surf féminin moderne, transformé son image et imposé sa légitimité sportive. Ces cinq noms reviennent dans toutes les conversations de fond sur le surf de compétition.

Lisa Andersen — 4 fois championne du monde (1994-1997)

L’Américaine est la première à enchaîner quatre titres mondiaux consécutifs. Sa célèbre couverture Surfer Magazine en 1996 — « Lisa Andersen surfs better than you » — marque un basculement médiatique : pour la première fois, une femme est positionnée comme référence technique tous genres confondus. Son influence sur le style power-surfing féminin contemporain reste considérable.

Layne Beachley — 7 fois championne du monde (1998-2003 puis 2006)

L’Australienne détient le record du nombre de titres consécutifs chez les femmes avec six couronnes d’affilée, complétées par un septième sacre en 2006. Surf agressif, mental de fer, elle a porté le tour féminin pendant près d’une décennie et reste l’une des figures les plus titrées de l’histoire toutes époques confondues.

Stephanie Gilmore — 8 fois championne du monde (2007-2022)

Avec huit titres mondiaux étalés sur quinze ans, l’Australienne est souvent considérée comme la plus grande surfeuse de compétition de tous les temps. Son style fluide, économique et photogénique a redéfini l’esthétique du surf féminin. Son retour victorieux en 2022 après plusieurs années sans titre confirme sa polyvalence intergénérationnelle.

Carissa Moore — 5 titres WSL + or olympique Tokyo 2020

L’Hawaiienne est la première championne olympique de surf de l’histoire (Tokyo 2020, épreuve disputée à Tsurigasaki Beach). Cinq fois championne du monde (2011, 2013, 2015, 2019, 2021), elle combine puissance, aérien et power-surfing dans les grosses vagues. Référence absolue de la décennie 2010-2020.

Bethany Hamilton — icône de résilience

Attaquée par un requin tigre à Kauai en 2003 à 13 ans, elle perd son bras gauche et reprend la compétition treize mois plus tard. Top mondiale dès 2007, elle est restée une figure majeure du big wave féminin (Pipeline, Jaws) et inspire bien au-delà du surf — son histoire est portée par le film Soul Surfer (2011).

Le top 5 mondial actuel en 2026

Le Championship Tour féminin est aujourd’hui d’un niveau jamais atteint. Cinq surfeuses dominent les classements et se partagent les podiums sur les étapes Pipeline, Bells Beach, Margaret River, Teahupo’o et Trestles.

Caroline Marks — championne WSL 2023, bronze JO Paris 2024

L’Américaine de Floride a remporté son premier titre mondial en 2023 puis décroché la médaille de bronze aux Jeux de Paris 2024 (épreuve à Teahupo’o). Style rapide, surf de rail explosif sur backside : Marks est devenue la figure de proue du tour américain post-Carissa Moore.

Tatiana Weston-Webb — vice-championne 2024

La Brésilienne-Hawaiienne enchaîne les finales depuis 2020. Vice-championne 2024, médaillée d’argent à Teahupo’o aux JO Paris 2024, elle incarne la nouvelle vague brésilienne aux côtés de Silvana Lima — un Brésil féminin enfin à la hauteur de son surf masculin.

Caitlin Simmers — révélation Gen Z

Originaire de Californie, championne du monde WSL 2024 à seulement 18 ans, Simmers a aligné performances décisives à Pipeline et Trestles. Surf moderne, aérien, low-stance : elle est la première de sa génération à décrocher la couronne sans transition.

Tyler Wright — 2 fois championne WSL

L’Australienne, championne du monde 2016 et 2017, a fait son retour au plus haut niveau après une longue absence pour maladie. Son rapport au surf engagé (défense des causes LGBTQ+ et environnementales) en fait une figure double : sportive et militante.

Sally Fitzgibbons — la vétérane consistante

L’Australienne fait partie des rares surfeuses à enchaîner plus de quinze saisons dans le top mondial. Jamais titrée individuellement mais multiple vice-championne, médaillée d’argent au surf adaptif des ISA, elle est l’exemple de la longévité au plus haut niveau.

La nouvelle génération : 5 espoirs à suivre

Sous le top 5 actuel pousse une génération qui n’a quasiment connu que le tour à parité. Ces cinq noms sont à intégrer dès maintenant dans toute conversation sérieuse sur l’avenir du surf féminin.

Caitlin Simmers — déjà championne du monde à 18 ans

Citée plus haut dans le top mondial, Simmers mérite aussi cette case « nouvelle génération » : elle est la première Gen Z à décrocher le titre WSL. Sa progression depuis 2022 est l’une des plus rapides jamais observées dans le surf féminin.

Erin Brooks — Canado-Américaine à l’aise en aérien

Née aux États-Unis, naturalisée canadienne, Brooks a fait ses débuts sur le tour avec une réputation déjà établie de meilleure surfeuse junior en aérien. Présence remarquée aux Challenger Series, qualifiée pour le CT, elle incarne le surf féminin progressif à venir.

Bettylou Sakura Johnson — l’Hawaiienne du futur

Issue de la pépinière North Shore d’Oahu, Sakura Johnson combine power-surfing hawaiien et lecture des grosses vagues acquise dès l’enfance. Régulière dans le top 10 mondial junior, elle a déjà brillé sur les étapes Pipeline et Sunset.

Sara Kulasingam — franco-américaine, espoir de la Fed FR

Née aux États-Unis et licenciée Fédération Française de Surf, Kulasingam fait partie des profils mixtes que la Fed FR pousse en pôle pour l’horizon Los Angeles 2028. Performances solides chez les juniors, transition progressive vers les Challenger Series.

Sierra Kerr — la fille de Josh Kerr

L’Australienne, fille de l’ancien CT Josh Kerr, est repérée depuis ses 12 ans pour son surf aérien hors normes. Présente sur des sessions Pipeline et Teahupo’o à un âge où la plupart des juniors restent en beach-break, elle est l’un des plus grands espoirs du tour féminin australien.

Les Françaises : Justine Dupont en tête

Le surf féminin français vit l’une de ses meilleures périodes structurelles. Big wave, Championship Tour, juniors : les Bleues sont présentes sur tous les fronts, et la dynamique d’Hossegor et de Capbreton irrigue durablement le haut niveau hexagonal.

Justine Dupont — référence big wave française

La Landaise est la surfeuse française la plus reconnue à l’international, principalement grâce à ses performances big wave : Nazaré, Mavericks, Jaws. Nommée plusieurs fois aux WSL Big Wave Awards, elle figure régulièrement dans les short-lists de plus grosses vagues féminines de l’année. Son combo CT + big wave reste rare dans le surf féminin mondial.

Pauline Ado — multiple championne d’Europe

La Basque, championne du monde ISA 2017 et plusieurs fois championne d’Europe, a longtemps porté le surf français féminin sur le tour mondial. Première Française à s’imposer comme tête de série régulière sur le CT dans les années 2010.

Johanne Defay — top WSL française

La Réunionnaise est la Française la plus titrée en CT actif : plusieurs victoires d’étapes, top 10 mondial à plusieurs reprises. Surf rapide, à l’aise dans les beach-breaks autant que sur les reefs polynésiens, elle reste l’une des références du tour féminin européen.

Vahiné Fierro — Tahiti-France

Championne du monde junior 2017, la Tahitienne licenciée Fédération Française a marqué les esprits avec sa victoire à Teahupo’o en 2024 (épreuve WSL avant les JO). Sa lecture de la vague tahitienne en fait l’une des meilleures spécialistes mondiales du reef-break.

Big wave : les surfeuses extrêmes

Discipline historiquement masculine, le big wave féminin a explosé depuis 2018 sous l’impulsion d’une poignée de surfeuses qui ont fait tomber les records un à un.

Maya Gabeira — record du monde Nazaré 22,4 m (2020)

La Brésilienne détient depuis le 11 février 2020 le record Guinness de plus grosse vague jamais surfée par une femme : 22,4 m à Praia do Norte (Nazaré, Portugal). Performance d’autant plus marquante qu’elle dépasse cette saison-là le meilleur ride masculin enregistré du même hiver.

Justine Dupont — Mavericks, Nazaré, Jaws

Citée plus haut, la Française est l’autre référence absolue du big wave féminin contemporain. Plusieurs Big Wave Awards, présences répétées à Mavericks (Californie) et Jaws (Maui), domination régulière des sessions hivernales de Nazaré.

Keala Kennelly — première femme à charger Teahupo’o

L’Hawaiienne a été la première surfeuse à charger sérieusement Teahupo’o lors d’une session XXL et la première à remporter un Big Wave Award (catégorie Performance) chez les femmes. Pionnière absolue de la discipline, elle a ouvert la voie à Gabeira et Dupont.

Les figures emblématiques par pays

La carte du surf féminin mondial dessine cinq pôles historiques. Voici les figures qui structurent chacun d’eux aujourd’hui.

États-Unis — Hamilton, Moore, Marks, Simmers

Le surf féminin américain combine héritage hawaiien (Carissa Moore, Bethany Hamilton, Bettylou Sakura Johnson) et nouvelle vague continentale (Caroline Marks en Floride, Caitlin Simmers en Californie). C’est aujourd’hui la nation la plus profonde au monde en surf féminin.

Brésil — Tatiana Weston-Webb, Silvana Lima

Longtemps en retrait derrière l’écrasante domination masculine de la « Brazilian Storm », le surf féminin brésilien rattrape son retard avec Tatiana Weston-Webb (top 3 mondial) et Silvana Lima (vétérane multi-podiums). Médaille d’argent à Paris 2024 pour Weston-Webb.

Australie — Gilmore, Wright, Fitzgibbons

Avec huit titres Gilmore, deux titres Wright et la longévité Fitzgibbons, l’Australie reste l’autre nation phare du tour féminin. Sierra Kerr représente la relève annoncée.

France — Dupont, Ado, Defay, Fierro

Quatre profils, quatre territoires (Landes, Pays basque, La Réunion, Tahiti) : la France couvre l’ensemble du spectre — big wave (Dupont), CT (Defay, Fierro), heritage ISA (Ado). Capbreton, Hossegor et la côte basque restent les bases d’entraînement principales.

Hawaii — Carissa Moore, Bettylou Sakura Johnson

Hawaii reste la matrice du surf féminin contemporain. La culture hawaiienne du surf, héritée des figures fondatrices comme Duke Kahanamoku, irrigue toujours la formation des meilleures surfeuses mondiales.

Histoire et évolution du surf féminin

Comprendre les meilleures surfeuses 2026 suppose de remonter aux moments-clés qui ont transformé le surf féminin en sport pro à part entière.

Margo Oberg — première professionnelle (1977)

L’Américaine est la première surfeuse officiellement professionnelle, sacrée championne du monde à plusieurs reprises dans les années 1970-80 sur les premiers circuits IPS. Pionnière au sens strict du terme.

Lisa Andersen — la révolution années 90

Couvertures de magazines généralistes, sponsoring Roxy structuré, image moderne décomplexée : Andersen ouvre les années 90 à un surf féminin marketé, mainstream, sportif. Une rupture totale avec l’image héritée des années 70-80.

2019 — parité des prize money WSL

La World Surf League devient en 2019 la première ligue sportive américaine majeure à payer hommes et femmes au même tarif sur toutes les étapes. Décision structurante qui légitime le tour féminin comme égal du tour masculin et accélère les vocations.

2020 puis 2024 — l’olympisation du surf

Tokyo 2020 marque la première apparition du surf aux Jeux Olympiques (médaille d’or pour Carissa Moore). Paris 2024 confirme avec une épreuve à Teahupo’o (Tahiti) restée mémorable — argent Weston-Webb, bronze Marks. Los Angeles 2028 conservera le surf au programme. La culture surf, longtemps marginale, est désormais inscrite dans le récit olympique mondial (voir aussi nos articles valeurs et culture surf et origines des sports de glisse aquatiques).

Comment suivre les surfeuses pros ? CTs et events

Le tour féminin pro vit principalement à travers le Championship Tour WSL. Voici les points de repère essentiels pour le suivre.

Le calendrier WSL Championship Tour

Le CT compte chaque année une dizaine d’étapes (mars à septembre en général), un format de finale à Trestles (Californie) — le « WSL Finals » — qui attribue le titre mondial, et un mid-year cut qui sépare le top du tour des Challenger Series.

Les spots emblématiques du tour

Pipeline (Hawaii) ouvre la saison, suivi de Sunset, Margaret River (Australie), Bells Beach, Teahupo’o (Tahiti), Trestles (Californie) et G-Land (Indonésie). En Europe, Hossegor et la côte basque accueillent régulièrement des étapes Challenger Series, vivier des futures CT. Pour comprendre la géographie surf française qui entoure ces étapes, voir notre guide des meilleurs spots de surf en France.

Les plateformes de streaming

Toutes les heats du CT sont diffusées en direct gratuit sur WSL.com et sur l’application WorldSurfLeague. YouTube WSL relaie les replays et highlights. Eurosport diffuse les étapes européennes.

Foire aux questions sur les meilleures surfeuses

Qui est la meilleure surfeuse au monde en 2026 ?

Le titre de championne du monde WSL en titre est détenu par Caitlin Simmers (sacrée en 2024 à 18 ans), suivie de Tatiana Weston-Webb et Caroline Marks au classement final. Sur l’ensemble de leur carrière, Stephanie Gilmore (8 titres) et Layne Beachley (7 titres) restent statistiquement les surfeuses les plus titrées de l’histoire. La « meilleure » dépend donc du critère retenu : forme actuelle, palmarès cumulé ou impact historique.

Combien de titres WSL Stephanie Gilmore a-t-elle remportés ?

Stephanie Gilmore détient huit titres de championne du monde WSL : 2007, 2008, 2009, 2010, 2012, 2014, 2018 et 2022. C’est le record absolu chez les femmes. Son palmarès s’étale sur quinze ans, ce qui en fait aussi un cas unique de longévité au plus haut niveau du circuit pro.

Carissa Moore est-elle médaillée olympique ?

Oui. L’Hawaiienne a remporté la médaille d’or aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020 (épreuve disputée en juillet 2021 à Tsurigasaki Beach, Japon), première édition olympique du surf. Elle devient ainsi la toute première championne olympique de surf de l’histoire. À cela s’ajoutent ses cinq titres WSL (2011, 2013, 2015, 2019, 2021), ce qui la place parmi les plus grandes surfeuses de tous les temps.

Qui est Justine Dupont ?

Justine Dupont est une surfeuse française née en 1991, originaire de la côte landaise. Elle est la référence française du big wave féminin avec des sessions documentées à Nazaré (Portugal), Mavericks (Californie) et Jaws (Maui). Plusieurs fois nominée aux WSL Big Wave Awards, elle figure régulièrement parmi les surfeuses ayant ridé les plus grosses vagues de l’année. Elle est l’ambassadrice française la plus reconnue à l’international en surf féminin.

Quelles sont les meilleures surfeuses françaises ?

Quatre noms dominent le surf féminin français contemporain : Justine Dupont (big wave, référence Nazaré et Mavericks), Pauline Ado (championne du monde ISA 2017, multiple championne d’Europe), Johanne Defay (top WSL, plusieurs victoires d’étapes CT) et Vahiné Fierro (championne du monde junior 2017, victoire WSL Teahupo’o 2024). Des espoirs comme Sara Kulasingam (franco-américaine, licenciée Fédération Française de Surf) sont positionnés sur l’horizon Los Angeles 2028.

Qui détient le record de plus grosse vague féminine ?

Maya Gabeira (Brésil) détient le record Guinness officiel depuis février 2020 avec une vague de 22,4 mètres surfée à Praia do Norte, Nazaré (Portugal). Performance d’autant plus marquante que cette mesure dépasse la plus grosse vague masculine surfée la même saison à Nazaré. Justine Dupont est l’autre nom récurrent des short-lists de plus grosses vagues féminines de l’année aux WSL Big Wave Awards.

Qui est Bethany Hamilton ?

Bethany Hamilton est une surfeuse hawaiienne née en 1990. Elle est devenue mondialement connue après avoir été attaquée par un requin tigre à Kauai en 2003 (perte du bras gauche, à 13 ans). Treize mois plus tard, elle reprenait la compétition. Top mondiale dès 2007, encore active sur les sessions Pipeline et Jaws, elle est aussi connue comme icône de résilience et figure du film Soul Surfer (2011), qui retrace son histoire.

Comment regarder les compétitions de surf féminin ?

Toutes les étapes du WSL Championship Tour féminin sont diffusées en direct gratuit sur le site WorldSurfLeague.com et son application mobile dédiée. YouTube WSL héberge les replays complets et les highlights par heat. Les chaînes Eurosport et beIN Sports diffusent certaines étapes européennes. En France, France TV Sport couvre les Jeux Olympiques (Paris 2024 et à venir Los Angeles 2028).

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